Gérard VAGNEUR - Capitaine en 1975 - ITW

1/ Gérard, peux-tu te présenter?
Je suis né à Marseille le 29 avril 1944. Je suis Niçois d'adoption de 1945 à 1961. Je suis Andernosien de cœur depuis 1968, année où je me suis marié et où j'ai signé à Andernos Sport. J'étais Mécanicien pour l'armée de l'air de 1961 à 1990 puis conducteur-receveur chez Citram Aquitaine de 1990 à 2010. Je suis donc retraité depuis 2010 sur Andernos.
 
2/ Peux-tu nous résumer ta carrière de footballeur?
Il est difficile de résumer 50 ans de carrière. J'ai fait mes débuts au Cavigal de Nice où j'ai été sélectionné en cadets pour l'équipe "Midi-Provence". Mon parcours a été rythmé par mes différentes mutations dans l'armée. J'ai joué pour l'équipe militaire de Mérignac avec un titre de Champion de France de troisième région aérienne. J'ai joué en même temps pendant deux ans pour l'équipe d'Ares de 1966 à 1968. De 1968 à 1975 j'ai joué à Andernos. De 1975 à 1977 j'ai été muté au Congo-Brazzaville où j'ai joué également pour l'équipe des coopérants. J'ai été affecté par la suite à ST DIZIER en Haute-Marne de 1977 à 1982 où j'ai joué pour l'équipe militaire. Retour à Mérignac en 1982 en vétérans avec un nouveau titre de troisième région aérienne. Pendant cette période, je jouais en vétérans à Andernos le vendredi soir et avec l'ASPTT le lundi soir. Je me suis occupé simultanément des cadets et juniors jusqu'à l'âge de 55 ans.
 
3/ Nous nous remémorons depuis quelques mercredis votre épopée de 1975 en Coupe de France. Te souviens-tu du contexte de cette saison? Je crois qu'en championnat la saison n'a pas été exceptionnelle...
L'année qui précède la coupe de France (73/74), nous avons failli accéder à la Division Honneur mais nous avons fini second ex-aequo avec Monfourat qui est passé au goal average particulier. L'année d'après fut très chaotique mais très mouvementée avec la coupe de France.
 
4/ Quels souvenirs te reviennent avant ce dernier tour à La Rochelle concernant les matchs précédents?
Je me souviens d'un match très difficile et d'un vrai derby face à Audenge. Face à St Médard en Jalles et à La Rochelle, nous étions de vrais "Pitbulls". Enfin, face à Fossemagne, malgré une nuit agitée, nous avons gagné relativement facilement 3-1.

5/ Pour la génération d'aujourd'hui, le football des années 70 n'évoque pas forcement beaucoup de souvenirs. Quelles sont pour toi les principales différences avec le football de maintenant?
Une vraie équipe de copains, on se défonçait pour le maillot d'Andernos et l'"argent" était un mot inconnu pour nous.
 
6/ Tu étais le capitaine de l'époque. Le brassard ça représentait quoi pour toi?
En tant que "pièce rapportée", pas originaire d'Andernos, cela a été un grand honneur et une grande fierté que de porter le brassard de capitaine.
 
7/ Un mot sur Mr DEQUEANT, l'entraîneur de l'époque?
Monsieur DEQUEANT était un homme intègre, efficace, intransigeant et très présent. Il assistait les week-ends à tous les matchs de toutes les catégories qui se jouaient à domicile des plus petits aux plus grands. Il était toujours accompagné de son épouse et de ses deux filles. C'était un ex-joueur pro du RC LENS.
 
8/ Une anecdote à nous faire partager?
Il y en a tellement !
    > Pour les matchs à domicile, il fallait que je prenne à chaque fois mon véhicule et que j'aille promener notre gardien de but Bernard CAMELOT, il avait besoin de ça pour décompresser.
    > La nuit précédent le match à Fossemagne, certains joueurs ont rejoint la fête d'un mariage dans l'hôtel où nous dormions...
    > A La Rochelle, face au Paris FC qui venait de descendre de 1ère division, un joueur nommé "POUBELLE" nous a "explosé"! On n’a jamais trouvé les "poignées" pour l'arrêter!
 
9/ Que t'évoque le stade Jean Marcel DESPAGNE à l'abandon aujourd'hui?
Ce stade m'évoque les meilleurs souvenirs de ma carrière de footballeur. Pour les entraînements, nous n'y avions droit qu'une demi-heure à la fin de l'entraînement! On s'entraînait sur un pré à vaches qui se trouvait à côté à la place d'Intermarché seulement éclairé par deux réverbères. Il y avait une ambiance phénoménale, c'était un stade très confiné. Je me souviens des "petits vieux" qui venaient nous voir en vélo.
 
10/ Le mot de la fin?
Des souvenirs inoubliables, merci à vous tous de nous rendre hommage, et félicitations pour votre journal sur Andernos Sport. Je vous souhaite, à toutes les équipes, le meilleur... Et surtout, comment dire, je vous dis "merde" pour la montée à la fin de la saison !
 
Merci Gérard!